Manager par la confiance, ça ne s’invente pas ;)

confiance

Beaucoup d’articles sur le sujet mettent en évidence que manager par la confiance est un vrai plus pour les collaborateurs, les managers et l’entreprise. Nous sommes tous d’accord avec cela mais comment faire dans la pratique pour manager par la confiance ? « C’est simple : il faut faire confiance a priori et non plus a posteriori ! ». Nous voilà bien avancés : comment faire pour faire confiance a priori alors que depuis toujours, à l’école, dans l’entreprise, nous avons appris à faire confiance a posteriori ? Nous avons travaillé sur ce sujet chez Agesys puisque la confiance est un point clé pour développer l’autonomie et nous partageons nos réflexions et notre expérience sur le sujet :

La confiance est avant tout une prise de risque :

Si nous ne nous faisons pas confiance, c’est avant tout par peur d’être trahis — même si le mot est un peu fort —  et d’être blessés ou d’avoir mal. Ce risque est donc un des freins majeurs à la confiance. Et comme tout risque, il peut être plus ou moins grave en fonction de la probabilité de le voir arriver et de l’impact qu’il aura quand il va arriver.

Comment identifions-nous la probabilité d’être trahi :

  • par le fait de plus ou moins bien connaître son interlocuteur ;
  • par les micro signes positifs ou négatifs qu’il va émettre ;
  • grâce à notre grille de lecture personnelle ou notre historique personnel face à d’autres trahisons déjà vécues.

Voici quelques exemples de critères qui nous ferons évaluer inconsciemment cette probabilité.

Tout comme une personne, que l’on connaît bien et qui nous aura manifesté à plusieurs reprises des signes positifs de confiance, aura, pour nous, une probabilité de trahison faible. A contrario, un inconnu à l’apparence étrange aura, pour nous, une probabilité de trahison plus forte. Cette évaluation de la probabilité reste néanmoins très personnelle et est donc arbitraire.

Quel est l’impact que peut avoir cette trahison :

En fonction des sujets, il peut être plus ou moins grave. Par exemple, s’il s’agit d’un sujet qui a peu d’importance, le niveau d’impact sera faible. A contrario, s’il s’agit de quelque chose qui est important pour nous, le niveau d’impact sera fort.

RisqueEtConfiance

Le niveau de risque (croisement de la probabilité et de l’impact) va donc évaluer notre aptitude à faire ou non confiance. Nous pourrons facilement confier un vieux porte-monnaie dont nous nous moquons (impact faible) à une personne avec qui nous avons l’habitude d’être et qui ne nous a jamais trahis (probabilité faible) :

impact faible + probabilité faible = risque le plus bas

Par contre, nous aurions des difficultés à confier notre enfant (impact fort) à un inconnu, toujours à l’aspect étrange, qui aurait de surcroît une bouteille d’alcool à la main (probabilité forte) :

impact fort + probabilité forte = risque très élevé

Comment faire confiance a priori :

Pour beaucoup, faire confiance est synonyme de confiance absolue (niveau le plus élevé) et il est compliqué de faire confiance a priori avec cette vision des choses. Or, la confiance n’est pas binaire mais dépend bien du niveau d’impact dans le domaine où nous accordons notre confiance. Faire confiance a priori devient plus facile en connaissant la matrice de risque car la confiance pourra être accordée sur des risques plus ou moins élevés en fonction des individus et des enjeux.

Comment construire la confiance autour d’un fond commun d’évidence :
SIXcontreNEUF

Nous n’avons pas tous la même représentation du monde et il est donc primordial de se mettre à la place de l’autre, et réciproquement,  pour comprendre sa vision du monde et ainsi définir avec lui, un périmètre où nous « parlons le même langage ». C’est un exercice difficile mais essentiel pour renforcer la confiance. La méthode PAT-Miroir est un bon outil pour nous y aider.

 

Un outil pour construire la confiance : PAT-Miroir

Développé et mis au point par Gilles Le Cardinal, cet outil a pour objectif de trouver des solutions communes en se basant sur l’approche suivante : pour une situation donnée, nous avons des peurs, des attraits et des tentations. L’objectif de la méthode est de les lister en partant de son propre point de vue, puis en se mettant à la place de l’autre, et vice versa. Nous obtenons donc une liste de peurs, d’attraits et de tentations vis à vis du sujet choisi :

  • pour chaque peur, nous déclinons les dangers puis les précautions à prendre pour les diminuer ;
  • pour chaque attrait, nous déclinons les objectifs et les moyens à mettre en œuvre  pour y arriver ;
  • pour les tentations, nous déclinons les valeurs et les bonnes pratiques pour éviter ces tentations.

Cet outil permet donc d’élaborer un plan d’actions permettant de diminuer les peurs, de développer les attraits et de maîtriser les tentations et ainsi construire de manière efficace un fond commun d’évidence.

Toutes les infos sur cette méthode sur le site http://www.cooprex-international.com/index.php/fr/nos-metiers/pat-miroir

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