L’entreprise libérée, c’est retrouver l’esprit startup :)

Quand on démarre une activité ou une société, il n’y a pas de management, pas de procédure et peu de contraintes. L’autonomie est ultra développée et la confiance est au cœur des relations. On est ensemble dans le même bateau et on construit ensemble l’entreprise. Le dirigeant est ouvert, accessible, bienveillant et se met au même niveau que les autres (les signes de pouvoir n’existent pas encore). La seule préoccupation est le client et tout est mis en œuvre pour faire décoller l’activité : une adaptabilité maximum et un engagement important.

 

La phase pionnière 

Tous ceux qui ont vécu le démarrage d’une entreprise sont unanimes sur le sujet : c’est génial ! Tout d’abord, l’ambiance est ultra conviviale : on est dans le partage, on ramène les croissants le lundi matin et on ouvre une bouteille de champagne pour fêter les victoires. Ensuite la créativité est à son maximum : Les idées fusent et la parole est complètement libre. Chacun améliore l’idée de l’autre pour répondre précisément aux clients tout en étant capable de se différencier de la concurrence. On expérimente beaucoup de choses et on arrête naturellement ce qui ne marche pas. Enfin L’autonomie est au coeur du projet et le management est inutile. Les conflits sont gérés « entre Hommes » et la bonne volonté étant un prérequis essentiel, chacun y met du sien pour que tout se passe bien.

Quand l’entreprise décolle, le bonheur est à son apogée 🙂 fierté, plaisir de réussir ensemble, sentiment d’importance et esprit d’équipe renforcé sont les sentiments qui dominent 🙂

 

Le décrochage de l’esprit startup

Plusieurs raisons possibles du décrochage de l’esprit startup :

  1. On grossit donc on doit se structurer et comme nous sommes « baignés » dans un modèle pyramidal, nous nous organisons naturellement comme cela. Hiérarchie, besoin de contrôle, mise en place d’indicateurs, bref toute la panoplie qui va nous faire perdre cet esprit startup !
  2. Le noyau de départ est trop dur : il y a ceux qui étaient là au démarrage et les autres. La différence est trop marquée entre les anciens et les nouveaux et l’ouverture d’esprit n’est pas développée. S’intégrer dans le noyau est très compliqué et ceux qui y arrivent sont encore plus durs avec les suivants.
  3. Le dirigeant prend « la grosse tête » et marque la différence. L’égo reprend le dessus et comme c’est avant tout SA société, il marque son pouvoir ce qui naturellement a une incidence négative sur l’équipe.

 

L’entreprise libérée, c’est retrouver l’esprit startup

Avant de savoir que l’entreprise libérée existait, mon objectif pour Agesys était de conserver et de structurer cet esprit startup.

Cette force, cette adaptabilité et cet engagement sont si précieux pour l’entreprise qu’il fallait pouvoir conserver cela, les développer, surtout en grandissant. Toutes les actions que nous avons mises en place vont dans ce sens et quand j’ai découvert l’entreprise libérée, je me suis rendu compte que tous ces  ingrédients étaient présents. J’avoue que cela m’a rassuré de voir que non seulement ce que je voulais faire était possible mais que certains l’avaient fait depuis longtemps 🙂

 

Les points négatifs de la phase pionnière, corrigés dans l’entreprise libérée

De mon point de vue, les points négatifs de la phase pionnière :

  1. On s’appuie sur les acquis sans développer la compétence : souvent par manque de temps et de moyens, il y a très peu de formation dans la phase pionnière et on doit s’appuyer essentiellement sur les acquis. Cela peut nuire à la progression individuelle et celle de l’entreprise car les compétences finissent par se tarir au fil du temps.
  2. Il y a très peu d’outils sur lesquels s’appuyer et c’est très souvent de la « débrouille ».  Le niveau de maturité n’est pas toujours en adéquation avec l’autonomie et cela peut générer beaucoup de stress. On finit toujours par y arriver mais parfois à son propre détriment.
  3. Quand l’entreprise commence à bien marcher, ce sont les dirigeants propriétaires qui en sont financièrement récompensés et mêmes si quelques primes sont octroyés par les dirigeants les plus reconnaissants, je trouve qu’il n’y a pas forcément l’esprit gagnant/gagnant. C’est encore plus flagrant quand la startup est revendue et bien que tout le monde ait déployé la même énergie avec la même implication, seuls les dirigeants touchent le « pactole ».
  4. Il y a souvent un « déséquilibre » personnel : l’ultra implication dans l’entreprise se fait souvent au détriment de la vie personnelle et il y a peu de temps de récupération (vacances, sports, loisirs, s’occuper de sa famille). Ce déséquilibre finit par être impactant sur son bonheur personnel.

 

Ces points sont pris/doivent être pris en compte dans l’entreprise libérée 

 

#cthuillier60

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